Le 8 mars dernier, l’association EndoFrance et les membres du groupe de travail “prise en charge endométriose en France” se sont réunis autour de Madame Agnès Buzyn et de ses conseillers. L’objectif de cette rencontre : échanger autour des mesures annoncées, et définir les contours de ce que seront les filières spécialisées.

  • Des centres pluridisciplinaires spécialisés 

Quel modèle d’organisation assurera la meilleure prise en charge possible ? Doit-on envisager des centres spécialisés, ou serait-il plus judicieux de recourir à des filières spécialisées ? La question semble avoir été tranchées. EndoFrance dit avoir été entendu sur la nécessité de créer des structures pluridisciplinaires régionales dédiées à l’endométriose. Une mesure phare réclamée depuis de nombreuses années. Ces structures spécialisées déclineront à l’échelle régionale, en collaboration avec la H.A.S, les filières spécialisées définies par le groupe de travail « prise en charge de l’endométriose en France ».

Imaginez des établissements dans lesquels sont réunis les différentes spécialités et spécialistes intervenants dans la prise en charge de l’endométriose. Tous très bien formés, avec à leur disposition un large plateau technique, permettant de réaliser l’ensemble des examens et actions nécessaires à la prise en charge des patientes.

  • Améliorer la formation des médecins

Les demandes répétées des associations auprès des différents ministres de la santé et de leurs équipes semblent avoir été entendues. Le 8 mars dernier, Agnès Buzyn, Mzinistre de la Santé, s’est engagée à renforcer la formation initiale et continue des médecins et professionnels de santé sur l’endométriose. Cette mesure devrait favoriser un meilleur diagnostic de la maladie, plus précoce. Le retard moyen de diagnostic observé à l’heure actuelle est de 7 ans. Sensibiliser davantage et améliorer la formation des médecins sont deux leviers qui permettront de diminuer le retard moyen de diagnostic.

  • Faire avancer la recherche pour améliorer le diagnostic

La ministre a annoncé son intention de « faire de l’endométriose un champs de la recherche à part entière« . Comment ? En favorisant les appels à projets, et en renforçant la communication scientifique, de sorte à permettre une meilleure coordination des acteurs privés et publics autour de ce même objectif : mieux connaître la maladie pour mettre au point des techniques de diagnostic plus performantes, qui permettront ensuite de prendre en charge les patients à un stade mineur de la maladie.

2020 c’est demain. Affaire à suivre.