lutter contre les douleurs de l'endométriose grâce aux cures thermales

Peu de femmes le savent, mais la cure thermale est un moyen alternatif à la prise de médicaments. Néanmoins, cela reste un acte médical, mais sous une forme différente. Elle permet de traiter une pathologie grâce à un parcours de soins ciblés. L’endométriose, est une maladie gynécologique chronique qui touche près d’une femme sur dix. Peu connue, et difficile à diagnostiquer, elle entraîne troubles et douleurs. Elle peut également amener à un risque d’infertilité. Il n’existe pas de traitements définitifs, néanmoins, la cure thermale se présente aujourd’hui comme une alternative globale, efficace et naturelle, grâce à l’effet antalgique de l’eau thermale. 

Les soins et les bienfaits de la cure thermale 

L’eau thermale est riche en soufre ce qui permet la cicatrisation des plaies causées par l’inflammation de l’endomètre et soulage les douleurs que la maladie provoque. 

  • 1er et 2e soins : la baignoire à bulles

La patiente va pouvoir se détendre dans un bain d’eau de bulles avant d’introduire une canule d’eau thermale soufrée dans la zone à traiter pendant un quart d’heure.

  • 3e soin : la pulvérisation

Un aérosol est posé directement au niveau de la muqueuse puis de l’eau thermale est pulvérisée sur le col de l’utérus. Le temps de pulvérisation variera tout au long de la cure pour atteindre les 20 minutes.

  • 4e soin : la douche au jet

Elle soulage les tensions musculaires engendrées par la maladie.

(source : https://www.medecinethermale.fr/contenus-commun/pathologies/gynecologie/endometriose.html) 

soulager les douleurs de l'endométriose grâce aux cures thermales

Quels résultats ?

Les bienfaits de l’eau thermale permettent un traitement général des symptômes de l’endométriose. La cure agit sur les douleurs abdominales, améliore la qualité de vie et offre plus de confort lors des rapports sexuels. Le repos lors de la cure thermale ajoute aussi à la relaxation générale et au bien-être. Profitez-en pour vous ressourcer ! Plusieurs cures peuvent être réalisées et nécessaire pour profiter des bénéfices de l’eau thermale. 

Bénéficier et être remboursé d’une cure thermale

La cure est prescrite par votre médecin traitant. Pour être prise en charge par la sécurité sociale, la cure doit avoir une durée de 3 semaines d’affilées, soit 18 jours de cure. Elle sera remboursée sur la base de 65%, le reste pouvant être pris en compte par votre mutuelle.

Quels sont les établissements thermaux à connaître pour un traitement de l’endométriose ?

Une cure thermale prescrite pour le traitement de l’endométriose s’effectue dans un établissement thermal spécialisé relevant de l’orientation thérapeutique Gynécologie (GYN).

Il existe des établissements spécialisés dans le traitement de l’endométriose :

 

Retrouvez le témoigne de Coumba, elle-même bénéficier d’une cure thermale contre l’endométriose. 

Endométriose followmetrios

Selon les études, entre 1 femme sur 7 et 1 femme sur 10 serait atteinte d’endométriose. Chaque femme à sa façon d’agir pour améliorer sa qualité de vie pour pouvoir agir sur les symptômes et vivre avec cette maladie. On vous en parle.

Ce qui va changer pour la prise en charge de l’endométriose en 2020 ?

Lorsqu’elle était toujours en poste, Agnès Buzyn avait annoncé le 8 Mars 2019, un plan d’action visant à renforcer et à améliorer la prise en charge de l’Endométriose. Parmi les points évoqués : le manque de spécialiste, l’absence de filières et la faible efficacité des traitements. Un an après, nous attendons toujours que ces mesures soient réellement misent en place.

Consultations obligatoires dès l’adolescence

En France, les patientes sont en général diagnostiquées avec 7 ans de retard. Les premiers signaux peuvent apparaître dès l’adolescence, caractérisés par des règles très douloureuses, c’est d’ailleurs l’un des symptômes principaux. Un diagnostic plus précoce pour identifier les profils à risque permettra de prévenir plus efficacement le développement de l’Endométriose chez ces jeunes adultes.

Amélioration de la recherche

Agnès Buzyn avait déclaré en Mars 2019 que le plan d’action visait également « à renforcer la communication scientifique […] vers la communauté des professionnels et chercheurs pour valoriser la recherche dans ce domaine » En effet, identifier les facteurs de risque et causes de l’endométriose pourrait être un enjeu clé dans le traitement de la maladie. Une connaissance fine de ces mécanismes laisse envisager une meilleure prise en charge des patients, qui passe par :

  • Un diagnostic plus efficace
  • Des filières/centres spécialisées
  • Des traitements qui permettent de guérir de la maladie/diminuer les symptômes sans effets secondaires, un suivi de qualité

Les petits gestes du quotidien pour de grands résultats demain

La maladie n’ayant pour le moment aucun traitement, il est cependant possible d’agir sur celle-ci avec différents moyens, passant par de petits gestes au quotidien, aux médecines douces.

Médecine douce

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Sans parler de traitement médicamenteux, mais en parallèle de ceux-ci, il est intéressant d’aborder la question de la médecine douce. Elle se concentre essentiellement sur le corps et l’esprit. La majorité des médecines douces sont indiquées en cas de gestion du stress/inflammations et peuvent avoir des résultats réellement efficaces. Avant toute initiative, il faut en parler à son médecin pour éviter de possibles contre-indications. Voici notre liste (non-exhaustive).

  • Ostéopathie et kinésithérapie

Souvent les plus pratiquées et les plus recommandées. En agissant à la fois sur les plans physique et psychologique, l’ostéopathie lutte contre le stress et permet de détendre en profondeur le corps, les échanges de flux le long de la colonne vertébrale, et même d’agir directement sur l’intensité des douleurs. La kinésithérapie peut également intervenir sur les douleurs, mais aussi permettre un maintien de l’exercice physique adapté.

  • Acuponcture et réflexologie plantaire

La médecine traditionnelle chinoise et la réflexologie plantaire peut apporter les mêmes bienfaits que l’ostéopathie sans avoir à agir directement sur l’endroit douloureux et donc éviter de déclencher des crises supplémentaires, ce qui peut être intéressant pour une femme atteinte d’endométriose.

  • Homéopathie, phytothérapie, naturopathie et aromathérapie

Ces médecines douces sont un allié précieux contre l’endométriose. Elles ne peuvent pas la soigner ou la guérir, mais ont une action concrète sur les douleurs, la fatigue, la dépression, ménopause et petits tracas quotidiens associés (nausées ; maux de tête ; déprime ; épuisement psychologique ; infections urinaires). Ce qui est non négligeable.

  • Sophrologie, hypnose, méditation, présence d’un animal, activités créatrices…

Bénéfices psychologiques : réduction du stress, la lutte contre la dépression et l’isolement, la possibilité d’avoir un échappatoire/défouloir, la gestion des douleurs chroniques ou aigües sont un petit aperçu des bienfaits de ces approches.

Alimentation anti-inflammatoire

alimentation anti-inflammatoire endometriose

Améliorer sa qualité de vie passe par les gestes habituels et souvent insignifiant du quotidien ; comme l’effet de l’alimentation sur les douleurs. Oui, il est possible de diminuer ou éviter les aliments qui semblent augmenter vos douleurs et donc provoquer une inflammation. Pour certaines femmes, par exemple, supprimer les produits laitiers rend le quotidien moins compliqué, mais cela est différents pour chaque femme. Pour le savoir nous vous conseillons de prendre rendez-vous auprès d’un médecin diététicien peut vous aider à déterminer les aliments qui sont inflammatoires pour votre organisme.

A voir : Yasmine Candau vous conseils pour gérer les douleurs de l’endométriose dans Le Parisien TV

médecine du travail

2020 marquera-t-elle un tournant dans la prise en charge de l’Endométriose en France ?  Selon les études, entre 1 femme sur 7 et 1 femme sur 10 serait atteinte d’endométriose. Une maladie gynécologique chronique dont les principaux symptômes sont la douleur insoutenable et l’altération de la fertilité. Parmi les problèmes évoqués : le manque de spécialiste, l’absence de filières et la faible efficacité des traitements. Agnès Buzyn a annoncé le vendredi 8 Mars 2019 une série de mesure dont un plan d’action visant à renforcer la prise en charge de Endométriose. Elle déclare :

« que les femmes sachent vers qui se tourner, afin qu’elles soient mieux accompagnées, pour la prise en charge de la douleur, pour la préservation de la fertilité, avec des professionnels spécialisés dans la prise en charge de cette maladie »

Axe#1 – Consultations obligatoires à l’adolescence

Les patientes diagnostiquées accusent en moyenne un retard de diagnostic de 7 ans, durant lequel l’incompréhension règne et la maladie se propage. Les premiers signaux peuvent apparaître dés l’adolescence, caractérisés par des règles excessivement douloureuses. Jusqu’alors, les femmes diagnostiquées pouvaient plaindre le manque de communication, de sensibilisation autour de la maladie. Un combat porté par certaines associations comme EndoFrance ou Endomind. Un diagnostic plus précoce pour identifier les profils à risque permettra de prévenir plus efficacement le développement de l’Endométriose chez ces jeunes adultes.

Axe#2 – Meilleure formation des praticiens

médecin se forme à l'endométriose

Une infirmière, présente lors d’un atelier d’ETP auquel FOLLOW METRIOS participait, nous a raconté ceci : durant ses études, seules quelques lignes étaient consacrées à l’Endométriose. En effet, la présence historiquement marginale des femmes en médecine, le tabou lié à la sphère intime et le manque de connaissances médicales sur la maladie et l’absence de consensus sur ses causes, peuvent expliquer ce désert médical. C’est pourquoi la ministre souhaite renforcer la formation initiale des médecins; suivi à l’université durant leur cursus d’apprentissage; ainsi que leur formation continue, suivi ensuite durant l’exercice de leur profession. L’objectif : repérer plus efficacement les signaux d’alerte et améliorer la prise en charge de premiers secours. 

Axe#3 – Améliorer la recherche

La ministre a invité l’Inserm « à renforcer la communication scientifique […] vers la communauté des professionnels et chercheurs pour valoriser la recherche dans ce domaine »

En effet, identifier les facteurs de risque et causes de l’endométriose pourrait être un enjeu clé dans le traitement de la maladie. Une connaissance fine de ces mécanismes laisse envisager une meilleure prise en charge des patients, qui passe par :

  • un diagnostic plus efficace
  • des filières/centres spécialisés
  • des traitements qui permettent de guérir de la maladie/diminuer les symptômes sans effets secondaires,
  • un suivi de qualité

Voici quelques études en cours sur ces sujets : 

  • Projet Endomaîtrise (prise en charge multimodale de l’endométriose) initié par le Dr B.Cotte à Lyon. Projet partenaire de FOLLOW METRIOS
  • EndoDol (évaluation et traitement de la douleur chronique) initié par le Pr. G.Dubernard, Dr Patricia Branche et Marie Demahis
  • Projet Compare (récolte de données pour la recherche) initié par l’APHP
  • Projet de l’INSERM (étude des bases génétiques de l’endométriose)

 

FOLLOW METRIOS est une initiative de FOLLOW PATIENT, Start-up lyonnaise spécialisée dans le suivi des maladies chroniques. Ce projet intervient dans le but d’apporter une première réponse concrète aux patientes souhaitant prendre en main leur suivi et agir positivement sur la maladie.

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